À surveiller
Le projet États généraux du mouvement communautaire autonome arrive à grands pas. N'hésitez à visitez notre nouvelle section "États généraux'' afin de restez à l'affût des plus récentes informations sur le sujet. Des documents y seront déposés et des mises à jour seront apportées régulièrement!
Mercredi, le 15 mai 2013, 11h
Le projet États généraux du mouvement communautaire autonome, organisé par la CTROC, propose une démarche consultative qui culminera par une grande rencontre nationale à l’automne 2014. Cette démarche a pour objectifs de dresser un portrait de la réalité actuelle du milieu communautaire, mais aussi d’adopter des propositions d’avenir pour ce mouvement social très diversifié.
Plus d’infos à venir!
Mercredi, le 15 mai 2013, 10h
Québec, le 14 mai 2013. L’Assemblée nationale vient d’adopter à l’unanimité une motion demandant au gouvernement de rehausser le financement des organismes d’action communautaire autonome en santé et services sociaux. Cette motion s’inscrit à l’intérieur de la campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire, laquelle est portée par 3000 organismes réclamant un rehaussement de leur soutien financier à la mission et un véritable programme national afin de pouvoir contribuer pleinement au développement social et économique du Québec.
La motion a été déposée par monsieur Amir Khadir, député de Mercier pour Québec solidaire, conjointement avec la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, madame Véronique Hivon, ainsi qu’avec mesdames Stéphanie Vallée, députée libérale de Gatineau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux et Sylvie Roy, députée caquiste d’Arthabaska et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux.
« La contribution des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux est essentielle et toutes les formations politiques le savent. Les groupes communautaires apprécient cette reconnaissance de l’Assemblée nationale » de dire Rémi Fraser, porte-parole de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table).
« Nous croyons que cette unanimité permettra au gouvernement de répondre rapidement aux revendications de notre campagne. » d’ajouter Vicky Brazeau, porte-parole de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC).
Soulignons également que depuis février, près de 35 membres de l’Assemblée nationale ont déposé un total de plus de 30 000 signatures à la pétition Je tiens à ma communauté > je soutiens le communautaire, notamment les députés ayant aujourd’hui présenté la motion. Et ce n’est pas terminé; les pétitions continuent d’être signées partout et les dépôts se poursuivront dans les prochaines semaines.
La campagne Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire vise à convaincre le gouvernement de combler le manque à gagner des 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux, estimé à 225 millions de dollars par année, et de mettre en place un véritable programme national dédié au soutien financier de la mission de ces organismes. Les interventions d’aujourd’hui prouvent la détermination de ces groupes.
Lundi, le 15 avril 2013, 13h
Montréal, 15 avril 2013 – Les porte-parole de la campagne « Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire » tiennent à saluer la mobilisation et la détermination des organismes communautaires en santé et services sociaux. Depuis quelques mois, et ce, à la grandeur du Québec, ils tiennent des actions pour rappeler haut et fort l’importance de les reconnaître et de les soutenir.
Soulignons qu’aujourd’hui même se tient un rassemblement à Joliette, circonscription représentée par la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, madame Véronique Hivon. Plusieurs centaines de personnes sont attendues à cet événement initié par les Tables régionales de la Montérégie et du Centre-du-Québec/Mauricie. Nous saluons la mobilisation de ces personnes et de ces organisations !
L’ensemble des tables régionales du Québec invitent notamment leurs membres à rendre visite à leur agence de la santé et des services sociaux. Ces tables organisent des rassemblements, effectuent des tournées de sensibilisation, informent la population et invitent leur député à signifier leur appui à la campagne. En plus d’inciter les groupes à participer à ces actions régionales, les regroupements nationaux invitent leurs membres à participer à différentes actions thématiques. Par exemple, le Regroupement des maisons de jeunes du Québec a souhaité faire connaître la place des jeunes dans la campagne actuelle. Ainsi, les maisons de jeunes réalisent actuellement de courtes capsules web démontrant leur mobilisation et l’apport des maisons auprès des jeunes et des communautés.
« Dans tous les cas, le message des groupes locaux, régionaux et nationaux est clair : le gouvernement doit octroyer annuellement 225 M$ supplémentaires et instaurer un véritable programme national de financement pour les organismes communautaires en santé et services sociaux » souligne Sébastien Rivard, porte-parole de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC).
« C’est inspirant ! Le mouvement propose une diversité d’actions et d’outils pour se faire entendre. Il est à la fois dans la rue et dans les réseaux sociaux, dans les journaux et à l’Assemblée nationale, en plus d’être au cœur du quotidien des groupes. Et son message a déjà eu de l’écho : le MSSS a mis sur pied un groupe de travail sur le financement du PSOC, dont la deuxième rencontre aura lieu demain » de rappeler Marie Leclerc, porte-parole de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table).
D’autres actions régionales et thématiques sont prévues ce printemps. Pour les connaître, nous vous invitons à visiter le site Internet et la page Facebook de la campagne : www.jesoutienslecommunautaire.org; www.facebook.com/JeSoutiensLeCommunautaire
La campagne est une initiative conjointe de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) et de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table). La CTROC regroupe 15 Tables régionales d’organismes communautaires. La Table est quant à elle formée de 39 regroupements nationaux. Ces deux organisations nationales totalisent plus de 3000 groupes abordant différentes problématiques liées à la santé et aux services sociaux dans toutes les régions du Québec.
Mardi, le 19 février 2013, 14h
Le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) a procédé au lancement du document Les organismes communautaires des Laurentides, un investissement qui profite à tout le monde! devant une centaine de personnes le 18 février à l’Hôtel de région, Saint-Jérôme. Voici un communiqué suite à cet événement, une première pour le ROCL.
Pour diffusion immédiate
Un investissement qui profite à tout le monde!
Saint-Jérôme, le 18 février 2013.
Saviez-vous que les 133 organismes communautaires en santé et services sociaux des Laurentides fonctionnent un an avec le budget qu’il faut à Montréal pour ramasser deux tempêtes de neige, soit environ 35 M$ ? Voilà une comparaison que le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) a utilisée lors du lancement du document Les organismes communautaires des Laurentides, un investissement qui profite à tout le monde!
L’évènement qui a rassemblé autant les membres du ROCL que les partenaires régionaux a apporté un éclairage nouveau sur la réalité spécifique de ce milieu. Parmi la centaine de personnes qui ont assisté au lancement, notons la présence des députés, de représentants de l’Agence de la santé et des services sociaux et de la Conférence régionale des élus. « En plus des statistiques, nous voulions parler de l’identité du mouvement communautaire. C’est pourquoi le ROCL a fait appel à un artiste pour illustrer, en page couverture, la nature même du travail des organismes. Ceux-ci soutiennent, par toutes sortes d’activités, un cheminement individuel et collectif » introduit Sophie Gilbert, agente de liaison et de développement.
L’analyse des données en provenance des demandes de subvention transmises à l’Agence permet de constater l’ampleur de la contribution des organismes au développement de la région mais aussi les nombreux défis auxquels ils sont confrontés. «La présence de ces 133 organismes communautaires est d’une grande valeur. En faisant cette étude, on voulait évaluer et chiffrer leur apport aux Laurentides, le faire connaître et reconnaître » fait ressortir Stéphanie Gaussirand, la présidente du ROCL, au moment de présenter les résultats recueillis.
« On a pris conscience d’éléments vraiment intéressants. Par exemple, que le nombre d’heures de bénévolat dans les organismes communautaires équivaut à 304 emplois à temps plein chaque année. C’est encore plus qu’on pensait» affirme pour sa part Linda Déry, coordonnatrice. Avec plus de 1000 travailleuses et travailleurs dans la région, le ROCL voit le milieu communautaire comme un véritable secteur d’emploi. «Et pourtant, les organismes peinent encore à joindre les deux bouts, faute d’un financement adéquat. L’étude fait ressortir que les salaires et les conditions de travail sont nettement sous la moyenne québécoise, malgré le fait que le taux de diplomation y soit plus élevé. C’est à n’y rien comprendre» s’insurge cette dernière. «Notre présence auprès des personnes plus vulnérables a des retombées humaines et économiques essentielles pour les Laurentides. »
En ce qui a trait aux sources de financement, le portrait dressé par le ROCL met en lumière que la proportion du financement récurrent issu du programme de soutien aux organismes communautaires est de 56 % des revenus totaux. Par conséquent, les organismes doivent aller chercher ailleurs 44 % de leur budget total soit l’équivalent de 16,5 M$. «On le savait mais nos recherches nous le confirme : les organismes communautaires sont champions de l’autofinancement et des levées de fonds! Avec 16,5 M$ amassés de cette manière, on atteint un plafond. Nos troupes s’épuisent à chercher de l’argent dans un milieu saturé par des sollicitations de tout bord tout côté. Pour faire notre travail comme il se doit auprès des personnes, on a besoin d’un vrai financement, qui soutient nos missions et qui est reconduit annuellement. Il nous manque toujours 11 M$ dans la région. » conclut Linda Déry.
Pour les personnes intéressées à en apprendre davantage, l’étude est disponible en ligne au www.roclaurentides.com
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Source :
Linda Déry, coordonnatrice
450-438-8005, email hidden; JavaScript is required
Vendredi, le 15 février 2013, 13h
Montréal, le 15 février 2013. Mardi dernier, les organismes communautaires recevant du financement du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) apprenaient que ce dernier avait fixé à 1,6% le niveau de l’indexation annuelle de leurs subventions. La variation de l’IPC au Québec était pourtant de 2,1% pour l’année 2012. Concrètement, cela signifiera qu’une subvention de 85 000$ par an atteindra 86 360$ – pas de quoi empêcher les organismes communautaires de s’appauvrir.
« Ces milliers groupes sont à bout de souffle ! Ils sont actuellement mobilisés dans le cadre de la campagne « Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire » pour obtenir un meilleur financement à la mission globale ainsi qu’un véritable programme national de financement. Dans ce contexte, le gouvernement a raté une belle occasion de faire un premier pas pour répondre aux besoins criants des groupes » de soulever Sébastien Rivard, co-porte-parole de la campagne, pour la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires.
Avoir deux poids, deux mesures
En plus de ne présenter aucune augmentation substantielle du financement des groupes, le MSSS continue d’utiliser l’indice des prix à la consommation (IPC) pour fixer le taux d’indexation à verser aux organismes communautaires. D’autres variables sont cependant prises en compte pour fixer les montants accordés aux établissements du réseau de la santé et des services sociaux; le gouvernement nomme ce calcul « coûts de système ». Les coûts de système incluent, entre autres, la hausse du coût de la vie, la nécessité de respecter des engagements contractuels et l’entretien du matériel existant. « Ces variables sont pourtant tout autant applicables aux organismes communautaires ! Recevoir une indexation en fonction de l’IPC, et non des coûts de système, ne permet tout simplement pas d’assumer l’ensemble des hausses, d’honorer ses engagements contractuels, ni de maintenir son pouvoir d’achat et celui de ses travailleuses et travailleurs » de dire Marie Leclerc, co-porte-parole de la campagne, pour la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles.
En plus de ne pas représenter une augmentation, l’indexation se fait actuellement sur des bases inéquitables et tous les organismes communautaires ne sont pas assurés de la recevoir. Soulignons ici que des agences de la Santé et des Services sociaux ne versent pas la totalité de l’indexation aux organismes communautaires qu’elles subventionnent.
Loin d’une démonstration claire
La ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse a indiqué qu’elle était prête à discuter des revendications de la campagne dans un souci d’assurer l’équité entre les organismes et entre les régions. Cependant, une indexation de 1,6%, comme seule réponse aux besoins de financement des 3000 organismes communautaires ne peut être qualifiée de « démonstration claire de l’importance qu’accorde le Ministère à l’action essentielle » des organismes communautaires, ce qu’affirme le communiqué gouvernemental.
Mercredi, le 13 février 2013, 17h
L’étude des crédits du dernier budget a débuté lundi dernier à la Commission de la santé et des services sociaux. Le comité de coordination national a suivi les travaux.
La ministre Véronique Hivon a été la cible de nombreuses questions des partis d’opposition portant sur le financement PSOC et le soutien aux organismes communautaires. Un signe indéniable que notre campagne fait un certain effet!
La ministre a annoncé le taux d’indexation pour le PSOC pour 2013-2014, qui sera finalement de 1,6%. En commission, la ministre avait tout d’abord annoncé un taux de 2,5% mais il s’agissait d’une erreur. Le gouvernement a corrigé mardi soir cette annonce, par voie de communiqué[1].
Comment expliquer une telle décision du gouvernement alors que la variation de l’IPC au Québec a été de 2,1% pour 2012[2]? Ce faible taux d’indexation provoquera à coup sûr un appauvrissement des 3000 organismes communautaires du Québec.
La ministre Hivon a d’autre part annoncé ou confirmé plusieurs montants destinés aux organismes communautaires en santé et services sociaux, dont quelques développements :
Ces développements sont une bonne nouvelle pour les organismes concernés. Cependant c’est nettement insuffisant pour répondre aux besoins de l’ensemble. La diversité des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS) ainsi que les services et activités qu’ils offrent couvrent un spectre beaucoup plus vaste que 3 priorités ministérielles.
D’ailleurs, il est intéressant de souligner que la ministre a référé à la Politique gouvernementale sur l’action communautaire de 2001, disant que le PSOC devait répondre à la volonté de l’État de soutenir les organismes. Elle a mentionné que les organismes avaient raison de tenir à leur indépendance du réseau. Finalement, elle a souligné que c’était par le financement à la mission globale qu’il fallait les soutenir
Globalement, la ministre a réitéré son engagement pour trouver des solutions, parlant d’un comité de travail et elle a répété qu’il fallait assurer l’équité – en réglant les disparités entre les organismes et entre les régions.
Le comité de coordination de la campagne suivra de près les développements des positions gouvernementales.
Nous vous invitons à poursuivre la mobilisation, dont les pétitions dans les 125 circonscriptions et les actions régionales.
Samedi, le 9 février 2013, 14h
Drummondville, 9 février 2013 – Plus de 1000 personnes ont livré un message retentissant devant le Conseil national du Parti québécois, dans le cadre de la campagne Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire. Elles sont venues des quatre coins du Québec, à l’invitation des Tables régionales d’organismes communautaires du Centre-du-Québec-Mauricie et de la Montérégie. Elles réclament des réponses à leurs revendications.
La délégation du comité national de la campagne y a pris la parole pour souligner la solidarité qui s’exprime par cet événement et par la campagne dans son ensemble. «Les 3000 organismes du domaine de la santé et des services sociaux sont essentiels pour leurs communautés. Il y a des mobilisations dans toutes les régions du Québec parce que les groupes sont sous-financés depuis trop longtemps. Ils ont besoin de 225 millions$ de plus par année pour remplir leur mission auprès de la population et d’un véritable programme national de financement qui traitera avec équité les groupes de toutes les régions et de tous les secteurs.», affirme Sébastien Rivard, et coporte-parole de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires.
«Lorsque nous l’avons rencontré, la ministre déléguée aux Services sociaux a manifesté de l’ouverture à travailler avec nous pour identifier des solutions et nous attendons sa proposition. Nous sommes ici parce que
nous voulons un signal politique clair et concret du gouvernement. Le parti québécois ne devrait pas avoir de difficulté à se rallier l’appui des partis d’opposition dans ce dossier qui touche toute la population du Québec», conclut Marie Leclerc, porte-parole de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires
et bénévoles.
Débutée à l’automne 2012, la campagne Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire est orchestrée par la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles et la
Coalition des tables régionales d’organismes communautaires. D’autres actions auront lieu dans les prochains mois.
Vendredi, le 1 février 2013, 00h
Les Tables et les Regroupements régionaux d’organismes communautaires (TROC-ROC) membres de la CTROC ont bel et bien l’intention d’intensifier la pression sur le gouvernement québécois afin d’obtenir 225 millions $ de plus et un programme national dédié au soutien à la mission des 3000 groupes qu’ils rassemblent partout au Québec. Ils suivront également de près l’application de la convention PSOC et participeront aux travaux entourant la révision du cadre de référence en matière d’action communautaire. Pour les TROC-ROC, la reconnaissance des organismes d’action communautaire autonome passe par un meilleur financement et le respect de leur autonomie. C’est ce qui ressort principalement de la Rencontre nationale de la CTROC, tenue le 29 et 30 janvier à Montréal.
Une mobilisation unitaire, une lutte populaire
Les TROC-ROC ont discuté à cette occasion des moyens à prendre pour forcer le gouvernement à satisfaire leurs revendications financières et respecter son
engagement à « assurer aux organismes communautaires un financement stable et récurrent ». Ces éléments du plan d’action seront discutés prochainement avec la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (Table) dans le cadre de la campagne « Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire ». À cet effet, les TROC-ROC ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration avec les membres de la Table et présenter un « front uni » face au gouvernement qui, malgré son ouverture à discuter avec les porte-parole des deux organisations, ne s’est pas encore engagé à rehausser le financement à la mission des organismes qu’ils regroupent.
Mais nous pouvons d’ores et déjà affirmer que les organismes d’action communautaires autonome en santé et services sociaux, ainsi que les citoyennes et les citoyens qui les animent, seront encore au cœur de cette mobilisation. En plus de poursuivre la récolte de signatures sur la pétition nationale qui circule en ce moment dans les 125 circonscriptions électorales (http://jesoutienslecommunautaire.org/action/petition/) ainsi que de voir avec la Table au dépôt de celles-ci à l’Assemblée nationale ce printemps, les TROC-ROC comptent solliciter l’appui du plus grand nombre d’acteurs et d’intervenants dans leur région respective afin de démontrer que la « société civile » les appuie dans leur lutte pour l’amélioration des conditions de vie de plus de 2 millions de Québécoises et Québécois.
Jeudi, le 31 janvier 2013, 14h
Lors de la réunion du conseil d’administration de l’Agence de la santé le 30 janvier, plus de 80 personnes en provenance des organismes communautaires des Laurentides s’étaient déplacées afin de demander aux gestionnaires de soutenir leurs démarches, notamment auprès du ministre de la santé, Réjean Hébert. Plusieurs déléguées ont investit la parole à l’assemblée au sujet de l’urgence de rehausser leur financement de base. La réaction des dirigeants de l’Agence a été très décevante. D’abord par le silence du PDG, monsieur Fortin qui a laissé le président monsieur Poitras articuler, dans un langage administratif sans saveur, une réponse vague. « Aucune intention claire de respecter les balises établies, pire, on sent un désengagement de la part de l’Agence à reconnaître les besoins des organismes communautaires de la région! » S’exclame Linda Déry, coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL)
Pourtant, le conseil d’administration de l’Agence a reconnu officiellement le manque à gagner de 11 M$ dans le Cadre régional d’application du programme de soutien aux organismes communautaires adopté à l’unanimité en avril 2010. « Il n’y a donc aucune raison valable pour que l’Agence refuse d’appuyer les organismes qui font annuellement 200 000 interventions directes auprès d’une population vulnérable » poursuit Linda Déry.
Depuis quatre mois, l’ensemble des organismes communautaires du Québec se mobilise autour du thème Je tiens à ma communauté, je soutiens le communautaire. Pour la première étape de cette campagne de mobilisation des pétitions ont été recueillies et les députés de toute allégeance rencontrés. Des copies des quelques 3500 signatures amassées ont été remises symboliquement à l’Agence pour signifier que la population est partie prenante de cette grande action.
Depuis 2008, il n’y a eu aucun investissement significatif pour rehausser le financement des organismes de la région. « Actuellement nous fonctionnons avec des budgets de base établis en 1998. En 2013, nous ne pouvons plus supporter l’augmentation des demandes d’aide sans un financement adéquat qui reflète la hausse de l’affluence dans nos organismes» analyse Stéphanie Gaussirand, présidente du ROCL. « Les membres des organismes sont déçus et en colère devant l’inaction de l’Agence à régler les manques à gagner selon leurs propres calculs. Après cet accueil décevant du C. A. de l’Agence, nous allons poursuivre notre mobilisation régionale. Nous envisageons déjà des stratégies diversifiées pour mettre en lumière les impacts du sous-financement »
Samedi, le 26 janvier 2013, 01h
La mobilisation étudiante et sociale du printemps 2012 a démontré que l’éducation est un pilier de notre société et que le financement de nos écoles, CEGEP et universités nous concerne toutes et tous. Les 25 et 26 février se tient le Sommet sur l’enseignement supérieur au cours duquel la question des frais de scolarité universitaires sera abordée de front : gel, dégel, indexation ou gratuité? En vue de cet important rendez-vous, les membres de la CTROC en discuteront lors de leur prochaine Rencontre nationale les 29 et 30 janvier prochains à Montréal.
Au même moment, le 30 janvier, des mouvements sociaux organisés au sein de la Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics (Mains rouges) tiendront une manifestation pour protester contre les politiques budgétaires d’austérité du gouvernement Marois. Ils lui rappelleront entre autres que l’éducation est un service public et qu’au Québec nous avons fait le choix de société d’assurer son accès pour tout le monde.
De façon plus globale, les membres de la CTROC réfléchiront à ce choix de société en fonction des mêmes principes qu’ils défendent et sur lesquels doit reposer, selon eux, le système de santé et de services sociaux québécois : l’universalité, l’intégralité, son caractère public et son accessibilité. À l’invitation de la Coalition des Mains rouges dont est membre la CTROC, ses membres se poseront également la question du financement des écoles privées : pour ou contre?
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Conception par Molotov communications
Image: "À la lèvre du jour", acrylique sur toile, 40 po par 20 po, 2009, Véronique Gemme