Action communautaire autonome

Définition de l’action communautaire autonome

Les organismes communautaires autonomes mettent de l’avant que le contexte économique, politique, social et culturel dans lequel les gens vivent constitue un des déterminants majeurs de leur état de santé et de bien-être. Ils cherchent donc à intervenir directement sur ces aspects ainsi que sur les facteurs qui les déterminent afin de répondre globalement aux besoins des personnes.

Cette approche se traduit dans une multitude d’actions et de stratégies : le renforcement du potentiel, la participation sociale, la prise en charge individuelle et collective, la transformation sociale, etc. Les organismes communautaires autonomes agissent en prévention par ce qu’ils font (aide, soutien, activités, etc.), par comment ils le font (en impliquant les personnes, en renforçant leur potentiel, en leur redonnant une place, un pouvoir, etc.), et par ce qu’ils sont (collectif, démocratique).

Les critères de l’action communautaire autonome

Les quatre (4) premiers critères s’adressent à l’ensemble des organismes d’action communautaire :

 

 

S’ajoutent quatre (4) critères supplémentaires pour les organismes d’action communautaire autonome (ACA) :

 

L’apport du mouvement communautaire autonome en santé et services sociaux

Les organismes communautaires autonomes apportent une contribution très importante à la société québécoise par leurs approches globales, novatrices, créatives et alternatives dans le renouvellement du développement social.  Ils ont développé des analyses et des pratiques basées sur les besoins des personnes qui participent démocratiquement à la définition et à l’élaboration de ces dernières.

Les membres constituent un rouage incontournable de la vie démocratique des organismes et participent à leur gestion. Leur apport est très présent et s’y rattachent des valeurs telles que le respect, la liberté, la solidarité et l’égalité.

Les organismes communautaires autonomes ont par ailleurs une capacité à innover, à créer et à déceler les nouvelles réalités que vivent les populations ainsi qu’à  explorer de nouvelles solutions souvent à l’avant-garde des politiques sociales. Les organismes, par leur créativité, développent des activités et des actions qui pourraient difficilement prendre forme dans les établissements. Ils suscitent la mobilisation de la communauté pour créer des lieux d’appartenance, bâtir des réseaux d’aide, de solidarité et d’appui. Par leur enracinement et leur implication, les organismes communautaires autonomes ont la souplesse pour s’adapter à l’évolution de la communauté et de ses besoins.

En d’autres mots, les organismes communautaires autonomes sont des outils collectifs d’aide et d’entraide, d’accompagnement, de défense de droits individuels et collectifs et de prise en charge dont se dote la population. Pour des jeunes, des femmes et des hommes de tous âges et de toutes conditions socio-économiques, les organismes communautaires autonomes sont des lieux permettant:

 

Les organismes communautaires autonomes sont présents dans toutes les régions du Québec depuis plus de trente ans et interviennent dans un vaste arc-en-ciel d’activités.

Références

Politique gouvernementale : l’Action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec – politique de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire : Les caractéristiques de l’action communautaire autonome ont été définies pour la première fois lors de la première rencontre nationale du  mouvement d’action communautaire autonome le 15 novembre 1996, dans le cadre de l’adoption des principes d’une politique gouvernementale de reconnaissance et de financement de l’action communautaire autonome.

 

Recommandation d’ensemble. Pour la reconnaissance et le financement de l’action communautaire autonome. RQ-ACA, novembre 1996

 

Le Comité aviseur de l’action communautaire autonome. Dix ans de luttes pour la reconnaissance : Le Comité aviseur de l’action communautaire autonome a procédé au lancement, le 23 octobre 2006, d’un ouvrage de 175 pages relatant l’histoire du Comité aviseur (depuis sa fondation en 1996) et, à travers elle, l’histoire des luttes des 4000 groupes d’action communautaire autonome (ceux-là mêmes que d’aucuns accusent de maintenir le Québec dans l’immobilisme) pour leur reconnaissance par l’État.

 

Pour un mouvement communautaire citoyen. Lorraine Guay. ROCL, 1999.

 

Pour plus d’informations, visitez le site du RQ-ACA : http://www.rq-aca.org/?cat=26

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Image: "À la lèvre du jour", acrylique sur toile,
40 po par 20 po, 2009, Véronique Gemme